Avec le retour des beaux jours, la saison des moustiques recommence… et avec elle, la nécessité de rester attentifs à une espèce en particulier : le moustique tigre. En restant attentifs et en adoptant les bons réflexes, nous pouvons ensemble freiner l’installation de cette espèce sur notre territoire.
Le moustique tigre (Aedes albopictus) est une espèce invasive dont la présence a déjà été signalée dans de nombreuses communes en Belgique. Originaire d’Asie, il s’est progressivement implanté en Europe, notamment en Espagne, en Italie et en France, favorisé par les échanges internationaux et les déplacements routiers des voyageurs. Aujourd’hui, sous l’effet du changement climatique et grâce à sa remarquable capacité d’adaptation, il poursuit sa progression vers le nord du continent.
Au-delà de la nuisance liée à ses piqûres, le moustique tigre représente un véritable enjeu de santé publique. En piquant une personne infectée, souvent de retour d’une région où certaines maladies sont présentes, il peut transmettre plusieurs virus, notamment la dengue, le chikungunya ou encore le virus Zika. Une installation durable de cette espèce sur notre territoire pourrait ainsi accroître le risque de transmission locale de ces maladies.
Une surveillance essentielle
Face à cette menace, la surveillance du moustique tigre en Wallonie est essentielle. Une détection précoce permet d’agir rapidement et de mieux contrôler son expansion. C’est dans cette optique que le projet MEMO+ (Monitoring of Exotic MOsquitoes), coordonné par Sciensano et l’Institut de Médecine Tropicale, a été mis en place. Ce programme vise à surveiller la présence de moustiques exotiques et à sensibiliser la population.
Chaque citoyen peut contribuer à cette vigilance collective. Quelques gestes simples permettent de limiter la prolifération du moustique tigre : vider régulièrement les coupelles sous les pots de fleurs, couvrir les réservoirs d’eau de pluie, éviter toute eau stagnante dans le jardin ou autour de la maison.
Vous pensez avoir observé un moustique tigre ? Signalez-le via la plateforme dédiée : surveillancemoustiques.be
Comment prendre une bonne photo du moustique ?
- De préférence, prenez une photo du moustique vivant posé sur le mur, un objet ou une plante (c’est-à-dire du dessus). Si cela n’est pas possible :
- Vous pouvez aussi attraper le moustique vivant. Mettez-le dans un bocal puis au réfrigérateur pendant une dizaine de minutes. Après cela, le moustique sera étourdi et facile à manipuler.
- Attention à ne pas frapper ou écraser le moustique ! Une légère tape avec votre main ou un chiffon le rendra immobiles.
- S’il est mort, saisissez les pattes du moustique entre deux doigts de façon à ce que son dos et ses pattes arrière, s’il y en a, soient visibles et prenez une photo du dessus.
- Dans votre photo, assurez-vous d’inclure les caractéristiques importantes suivantes (prenez plusieurs photos en changeant l’angle de prise de vue si nécessaire) :
- Le dessus du moustique, en incluant plus précisément le dos.
- Les pattes arrière du moustique (jusqu’au bout).
- Le haut de la tête du moustique.
- Assurez-vous d’avoir un bon éclairage (à l’aide d’un flash ou d’une lampe) pour que les couleurs et/ou motifs soient clairement visibles sur votre photo.
- Assurez-vous que le moustique occupe la majeure partie de la photo quand vous la téléchargez (si nécessaire, recadrez la).







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